The Mary Moss Elm Guest House VIP Paedophile Party List

En passant

cigpapers

The Mary Moss Elm Guest House VIP Paedophile Party List
Special Report by Cigpapers
Elm Guest House. Now flats.

The Elm Guest House was on Rocks Lane, Barnes , South West London – now converted in to flats. Between 1979 and 1982 it was owned and run by Carole Kasir and her husband Haroon, who were both bisexual jews. Carole Kasir had been paid by the Spartacus Club ( ostensibly a gay club but really for paedophiles with up to 25,000 members ) to become a venue for their “parties” after being approached by leading Spartacus Club member Peter Glencross. The Spartacus Club is exposed in this article in 1983:  http://spotlightonabuse.wordpress.com/2013/05/23/the-spartacus-paedophile-network-was-exposed-by-the-sunday-people-in-february-1983/

Sickening homo-paedos. Sickening homo-paedos.

The Spartacus Club was run by Catholic Priest John Stamford from Amsterdam. Stamford masqueraded as a gay rights champion but was secretly a leading member of the Paedophile Information Exchange. The venue was advertised in the Press including Capital Gay magazine and…

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En psychanalyse, l’enfant porte la responsabilité de l’inceste paternel

En passant

Marianne Kuhni

Lorsqu’un père a des comportements incestueux envers son enfant, la psychanalyse considère que l’enfant en est responsable, soit parce qu’il séduirait son père, soit parce qu’il ne le repousserait pas.

Comment peut-on faire porter une telle responsabilité à un enfant ? D’abord, un enfant n’a ni la force physique ni la maturité psychique pour repousser son père. Ensuite, la séduction d’un enfant n’a rien à voir avec la sexualité d’un adulte. Et même si l’enfant avait un comportement hyper-sexualisé, ce qui reste à prouver, un père avec une bonne capacité parentale devrait protéger son enfant, lui dire « non », au lieu de profiter pour en abuser.

L’interprétation psychanalytique de l’inceste a pour conséquence de minimiser les incestes paternels et de protéger les pères incestueux. Face à une telle conception, on peut se demander si la psychanalyse n’est pas en elle-même une production d’un Syndrome de Stockholm sociétal. Pour plus d’informations :

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Immigration, peine de mort, alliés néofascistes… L’histoire cachée des FEMEN (2/3)

En passant

Olivier Pechter

Didkovsky et le Parti national-travailliste parmi les supporters de Lviv

Cette deuxième partie est consacrée à la naissance et au développement de FEMEN. Leurs alliances, leurs soutiens, leur positionnement…

Dans un contexte politique ukrainien aussi tendu que confus, les FEMEN se livreront à toutes les alliances et amitiés. Jusqu’à faire héberger leur site internet par un ancien leader skinhead (ci-dessus) ou manifester avec le parti d’extrême-droite Svoboda.

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L’Avocat de Julian Assange: « un homme innocent persécuté, et des crimes de guerre US impunis »

En passant

Interview réalisée le 10 septembre 2012, sur Actualidad RT.

Le Juge Baltasar Garzon, Avocat de Julian Assange

Baltasar Garzón est un habitué de la tension et des conflits inhérents au combat contre les injustices commises par les gouvernements. Dans une interview exclusive à RT (Russia Today), le juriste espagnol a expliqué pourquoi le fondateur de WikiLeaks et lanceur d’alerte Julian Assange « mérite d’être défendu ».

La bataille apparemment intraitable entre l’Équateur et le Royaume-Uni autour de Julian Assange a braqué un projecteur sur le sentier périlleux qu’empruntent les lanceurs d’alerte en exposant les abus de pouvoir des États.

Avec Assange cloîtré à l’intérieur de l’Ambassade équatorienne depuis juin, la décision du petit pays latino-américain d’accorder l’asile politique au fondateur de WikiLeaks est en lourd contraste avec le fait qu’il vive enfermé sous clé comme un fugitif, sous la perpétuelle crainte d’une arrestation.

Au milieu de cette impasse internationale, Garzón a longuement parlé avec la chaîne-soeur de RT, Actualidad RT, de la raison pour laquelle le Royaume-Uni ne faisait que bluffer lorsque les autorités britanniques ont menacé de faire un raid dans l’Ambassade équatorienne, de pourquoi il n’a aucun doute que les USA aient engagé une procédure contre son client, et de l’ironie du fait qu’Assange soit persécuté pour l’exposition de violations flagrantes des Droits de l’Homme, pendant que les auteurs de ces actes criminels restent libres.

Transcription:

RT: Vous avez dit que tout ce qui arrive à Julian Assange est d’une injustice extrême. Pourquoi cela?

Baltasar Garzón:  C’est de l’injustice, parce que les USA mènent une enquête criminelle contre WikiLeaks – ceci n’est que selon quelques sources, malgré tout très fiables. Cette affaire vise surtout Julian Assange, mais d’autres fondateurs de l’organisation sont aussi impliqués. À cet égard, il nous est absolument clair qu’une telle enquête et une telle procédure à l’encontre d’un journaliste qui, en tout et pour tout, ne faisait que son travail, violent la liberté d’expression aux USA, une nation qui s’enorgueillit de toujours défendre la liberté d’expression, une valeur fermement stipulée dans sa Constitution.

C’est une grande préoccupation, et essentiellement la raison pour laquelle Julian Assange a décidé de chercher une protection vis-à-vis de la Suède à l’Ambassade équatorienne, parce qu’il savait qu’il pouvait s’en faire extrader vers les USA. C’est tout ce dont il s’agit. Et l’Équateur a pris cette responsabilité et accordé l’asile diplomatique et politique à Julian Assange. Donc M. Assange et son équipe juridique n’ont pas à justifier cette décision – il a exercé son droit fondamental. Il est clair que l’asile politique fut accordé parce que Julian Assange était confronté à une terrible injustice. Et c’est ce contre quoi nous nous battons actuellement, et nous continuerons à nous battre et prouverons qu’il n’y a pas de raison de poursuivre M. Assange.

Par ailleurs, Julian Assange est prêt à livrer sa déclaration, il est prêt à répondre à un interrogatoire en Suède, à se soumettre à d’autres procédures, mais uniquement s’il lui est garanti que cela ne mènera pas vers une affaire encore plus compliquée, où il serait privé de son droit à la liberté de parole et d’information.

Julian Assange (Photo AFP/Carl Court)

RT: Avant de parler de la possibilité de son extradition vers les USA, vous avez dit que Julian Assange n’évite pas l’accusation venant de Suède, mais qu’il évite l’extradition vers les USA. Vous avez aussi souligné que l’affaire suédoise contre Julian Assange ne repose sur rien, et que les accusations portées contre lui ne sont pas très claires. Qu’entendiez-vous par là?

BG:J’entends que, selon les informations dont nous disposons sur cette affaire – le témoignage de Julian Assange et quelques documents sur lesquels nous avons réussi à mettre la main – cette affaire ne repose sur rien. Lorsqu’il est venu au Royaume-Uni et que la Cour n’avait pas encore statué sur la demande d’extradition, Julian Assange affirma aux Procureurs suédois qu’il était parfaitement disposé à coopérer. Il l’avait également dit plus tôt, avant de quitter la Suède; il leur offrit même d’y retourner pour interrogatoire. Et il est toujours prêt à le faire, à la seule différence que désormais il demande au Procureur de venir au Royaume-Uni pour l’interroger. Ce n’est pas un comportement rebelle. D’un autre côté, nous respectons le système judiciaire de la Suède, nous n’avons aucune raison objective de ne pas lui faire confiance, mais nous pensons que leur approche est trop sévère – ils veulent que Julian Assange vienne en Suède pour y être interrogé.

RT: À votre avis, pourquoi la Suède a-t-elle pris cette approche, comme vous dites, sévère? Vous avez dit que vous pouviez accepter leurs termes à une seule condition. Mais y a-t-il un cadre légal pour cela? Comment un pays peut-il garantir qu’il n’extradera pas plus tard une personne vers un autre pays?

BG:Rien n’est impossible. Nous, de notre côté, faisons tout ce que nous pouvons. Il y a deux facteurs ici que nous prenons en considération. Premièrement, le Royaume-Uni est juridiquement obligé d’accéder à la demande de la Suède, parce que la Cour Suprême a rendu cette décision. Mais, nous pensons qu’il est aussi de leur devoir de protéger le droit de M. Assange à l’asile politique. Et nous pensons que ce droit à l’asile politique a besoin d’être préservé et, à ce stade, nous pensons qu’il prévaut.

Je ne comprends pas pourquoi Julian Assange a besoin d’être présent en personne à cet interrogatoire. C’est là ce qu’ils réclament, mais personne ne peut nous expliquer pourquoi ceci doit avoir lieu en Suède, pas à Londres, surtout maintenant qu’il a reçu l’asile politique et qu’il est sous la protection diplomatique de l’Ambassade équatorienne.

RT: Les garanties doivent être déterminées, donc quelle chance y a-t-il que la Suède, consciente que la peine capitale a encore cours aux USA, extrade Julian Assange?

BG: Nous ne le savons pas. Nous ne savons même pas si la Suède acceptera d’extrader Julian Assange. Il y a une certaine procédure à respecter: quand n’importe quel pays, qui n’administre pas la peine capitale est requis d’extrader une personne, il doit être certifié par le pays demandeur que la peine capitale ne sera pas administrée, même si elle est prononcée. Ce n’est même plus une question d’administration ou non de la peine capitale, mais plutôt d’un droit reconnu, celui de l’asile politique et diplomatique.

Il y a un pays, l’Équateur en l’occurrence, qui maintient que l’affaire est politique plutôt que criminelle. Donc nous ne pouvons pas vraiment discuter d’extradition vers les USA, puisque l’asile politique et diplomatique a été accordé à Julian Assange. Il n’y a aucune chance de satisfaction d’une requête en extradition. Le fait est que ceci est une affaire de grave infraction des Droits de l’Homme.

La décision de l’Équateur d’accorder l’asile politique à Julian Assange, d’évoquer son droit à celui-ci, le droit qui a été garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Convention de l’ONU de 1951 relative au Statut des Réfugiés et d’autre traités internationaux, ainsi que dans de nombreuses constitutions, l’Équateur étant l’un d’entre eux. Ce n’est pas un droit per se, c’en devient une fois qu’il a été reconnu. En ce moment, Julian Assange est un réfugié politique, et ne peut pas être poursuivi pour les actes qui ont servi de base pour l’octroi de son asile politique au départ.

RT: Le problème est qu’il ne peut pas vraiment exercer son droit constitutionnel.

BG:En réalité, il l’exerce en ce moment-même. Il ne peut ni être attaqué ni arrêté. Pénétrer dans l’Ambassade de force est inconcevable, surtout après les déclarations faites par des organisations internationales telles que l’Organisation des États Américains, et avant cela par l’ONU, en accord avec la résolution de Conseil de Sécurité qui a condamné les attaques contre l’Ambassade britannique à Téhéran en novembre dernier, et qui a réitéré que les locaux des ambassades sont inviolables. Je pense que la Grande-Bretagne a fait une menace en l’air. Et oui, il exerce ses droits, mais d’une manière très limitée, comme il vit dans l’Ambassade et sous sa protection.

RT: Exactement, d’une manière très limitée. Il lui a été accordé l’asile politique, mais il est logé dans une petite pièce qui mesure 4 mètres carrés, et entre autres choses, ceci peut durer longtemps. Y a-t-il une chance qu’il tout simplement en train d’essayer d’épuiser les autorités britanniques?

BG:Il n’y a pas de limite de temps pour résoudre cette situation. Une solution diplomatique est possible. Je ne sais pas si c’est en discussion ni s’il y a là quelque progrès. Une solution juridique est également possible si les deux pays vont devant la Cour Internationale de Justice, dont ils doivent agréer la décision selon le Protocole de la Convention de Vienne.

Tout bien considéré, Julian Assange et ses supporters sont impuissants face à une décision politique, diplomatique ou judiciaire. Nous pouvons exprimer nos opinions, nous pouvons contribuer au processus en fournissant de la documentation et de l’expertise, nous pouvons donner des conseils sur la marche à suivre, mais nous ne pouvons pas prendre la décision finale, parce que nous n’y sommes pas autorisés. Julian Assange a un droit à l’asile politique, celui-ci peut être contesté et défendu, mais ce n’est pas lui qui décide de l’issue de l’affaire.

Des officiers de la Metropolitan Police se tenant devant l’Ambassade équatorienne à Londres, avant l’allocution de Julian Assange aux médias, le 19 août 2012 (Photo AFP/Will Oliver)

RT: Vous avez dit qu’il y a peu de chances que la Grande-Bretagne fasse un raid sur l’Ambassade mais quand l’asile fut accordé les tensions devinrent très vives, et une fois que les autorités britanniques aient fait cette menace, certains diffuseurs médiatiques ont souligné que la loi britannique dispose de provisions pour la révocation du statut d’une mission diplomatique.

BG:Tout d’abord, c’était avant que Julian Assange n’obtienne l’asile politique; je crois que c’était le jour précédent. Je ne discuterai pas des actes de la Grande-Bretagne – ils étaient, en fait, politiquement motivés, mais je n’entrerai pas dans les détails des raisons sous-jacentes. De toute manière, comme je l’ai déjà dit, les menaces n’étaient pas réalistes. Mais il existe une telle loi. Elle fut adoptée en 1987 dans le sillage des événements concernant l’Ambassade libyenne. Une femme reçut un coup de feu, et le suspect de ce crime, qui était étiqueté « terrorisme », échappa aux poursuites. Donc en 1987, la Grande-Bretagne adopta cette loi qui fut citée comme base de la révocation de l’immunité diplomatique.

Le cas de Julian Assange, toutefois, n’est en aucune manière similaire à la situation que je viens de décrire, et il concerne aussi un pays tiers qui reconnaît le droit à l’asile politique. Dans le cas de l’Ambassade libyenne, l’asile politique ne fut accordé à personne et, au bout du compte, les locaux de l’Ambassade ne furent pas violés. À mon sens, cette loi est inapplicable dans la situation de Julian Assange. Et jusqu’à maintenant rien de tel ne s’est produit, ce n’était que de la rhétorique. En fonction de cela, il me semble que nous devons engager un dialogue afin de trouver une solution diplomatique et politique, ou alors, attendre que le gouvernement équatorien prenne une décision.

RT: Vous affirmez que vous avez la preuve que les USA mènent une enquête secrète. Pensez-vous que ce soit légal de mener de telles investigations?

BG:Tous les pays ont une pratique de conduite d’enquêtes secrètes, bien entendu, s’il y a de bonnes raisons d’en faire. Nous ne savons pas si les USA ont de telles raisons dans cette affaire. Mains nous savons avec certitude que l’enquête a été ouverte – le gouvernement US a reconnu ce fait. Nous savons aussi qu’aucune accusation formelle n’a été portée contre M. Assange jusqu’à maintenant. Mais cela veut seulement dire qu’il n’est pas sous le coup d’une accusation pour le moment, ils peuvent très bien dans l’avenir l’accuser à n’importe quel instant. Nous savons aussi que les USA continuent de rassembler des informations sur cette affaire et, en théorie, cela pourrait être la source de l’accusation qui serait sensiblement utilisée pour émettre un mandat d’arrêt international.

En concordance avec la loi US, nous avons envoyé une requête aux autorités US pour qu’ils confirment qu’ils mènent en effet une enquête sur ses activités. Si c’est le cas, pourquoi la défense de M. Assange n’y prend-elle pas part? Si la défense n’a aucun accès à l’affaire, alors de quelle manière la collection de preuves en cours est-elle consistante avec la législation US?

Dès que nous aurons clarifié ce point, nous pourrons dire si cette affaire est en accord avec la loi. Jusqu’à maintenant, les déclarations faites par quelques politiciens états-uniens éminents laissent à penser qu’il pourrait être mis en accusation selon l’Espionage Act, une loi qui n’a pas été appliquée depuis la Guerre Froide. Je ne pense pas que M. Assange soit un espion. Il a simplement publié des informations qu’il a reçues de sources extérieures via WikiLeaks; informations qui étaient accessibles à des milliers de personnes. Tout ce qu’il a fait est d’exercer son droit à la liberté de l’information – il l’a reçue et l’a partagée.

Je suis beaucoup plus surpris qu’il n’y ait eu aucune enquête sur les crimes flagrants et documentés dans ces fuites de rapports décrivant l’interférence US – par divers canaux d’information ou des agents dans divers États – avec des problèmes qui n’ont strictement rien à voir avec soit la sécurité nationale soit la sécurité des citoyens des USA ou la défense, mais plutôt indicatifs du désordre interne des États-Unis.

le fondateur de WikiLeaks Julian Assange s’adressant aux médias et à ses supporters depuis le balcon de l’Ambassade équatorienne à Londres, le 19 août 2012 (Photo AFP/Will Oliver)

RT: Vous avez dit que la pression était exercée non seulement sur Julian Assange, mais sur ceux qui l’entourent, également. Avez-vous vous-même subi de quelconques pressions? Et, pourquoi avez-vous décidé de prendre cette affaire?

BG: Cette affaire mérite d’être défendue, et c’est précisément pourquoi j’ai rejoint l’équipe sans demander de rémunération. Des droits humains fondamentaux ont été violés ici. Un homme qui n’a commis aucun crime est persécuté. je savais que cela en valait la peine dès la minute où j’ai pris l’affaire. Malgré les pressions, nous continuerons à faire ce que nous avons à faire et il s’agit de défendre les intérêts de notre client. Il est clair qu’il n’y a pas que M. Assange qui ait été exposé à la pression. Mais je n’entrerai pas dans davantage de détails tout de suite. Nous en parlerons plus tard.

RT: Je souhaite me tourner vers le processus de paix qui est en cours en Colombie entre le gouvernement et les rebelles du FARC. Vous avez appelé le Président Santos un homme courageux et dit que le processus allait être long et plein de risques et de défis. Pensez-vous qu’un demi-siècle de conflit armé approche de sa fin?

BG:Je pense qu’il est prématuré de parler du conflit comme approchant de sa fin. Je crois qu’il s’agit d’un pas des plus importants, qui a couronné six mois de négociations. Comme l’a dit le Président Santos, c’était la première fois qu’une déclaration conjointe préliminaire d’intention de poursuivre le dialogue et les négociations ait été signée. En effet, les deux côtés – le gouvernement et les forces de la guérilla – sont toujours en conflit. Ceci ne fait aucun doute.

La raison pour laquelle je dis que le Président colombien est un homme courageux est qu’il s’est saisi de la tâche de trouver une solution à ce conflit, tout en maintenant sa lutte contre des militants et initié des négociations qui, si elles aboutissent, établiront la progression vers la fin du conflit. C’est en effet très risqué et un challenge mais, en tant que Président de son pays, il devait le faire. Cette initiative, qui requiert le plus haut degré de responsabilité, démontre son courage, son engagement à réussir la paix et une attitude de principe contre son usage à des fins politiques personnelles. C’est un long trajet, mais la feuille de route a été tracée et les objectifs sont clairs. Le Président l’a rendu très clair: au cas où ces objectifs ne puissent être atteints, l’État de Droit se perpétuera en dépit de la présence de forces de guérilla illégales.

RT: D’accord, mais de quelles fondations ce processus a-t-il besoin pour réussir?

BG:Ce qui est déjà en place est une volonté politique forte; ainsi que des étapes du processus qui ont été définies, tout comme les outils pour préserver le dialogue afin d’accomplir un rapprochement couvrant les thèmes politiques, économiques et sociaux ainsi que l’agriculture, et certainement les problèmes relatifs aux victimes du conflit. C’est la première fois qu’un accord de ce type a été conclu, qui s’adresse au problème du droit des victimes. Ils auront besoin de définir le cadre, les jalons et les buts et d’avancer par étapes comme prévu.

RT: Manque-t-il quelqu’un à ce dialogue? Le gouvernement et les FARC sont là tous les deux, devrait-il y avoir quelqu’un d’autre?

BG:Je pense que les parties prenantes dans ce processus sont exactement celles qui ont besoin d’y être. À tout le moins, ce sont les parties qui ont été désignées. Le Président a fait une déclaration publique que d’autres parties pourraient se joindre au dialogue au fur et à mesure de l’évolution du processus. Ils n’ont pas tous besoin d’y être engagés dès son initiation, mais le public et les victimes ont besoin de suivre ce qui est prescrit par la loi, et il peut également se trouver un moment pour eux de s’interposer.

RT: Je souhaite vous demander ce que sont vos nouveaux engagements professionnels. Si vous pouviez retourner à la Cour Nationale, où je crois que ce que vous y avez accompli et introduit est toujours en vigueur, et étant données toutes ces choses que vous vouliez faire – donc si vous pouviez y retourner, le feriez-vous? Ou peut-être êtes-vous satisfait de ce que vous faites en ce moment?

BG:Je suis heureux avec ce que je fais actuellement, je ne peux pas m’en plaindre, je fais ce que j’aime faire, et rien que ce fait veut dire beaucoup de nos jours. Mais ceci ne veut pas dire que je délaisse mes droits légaux – et mes droits légaux sont définis par mes qualités de Juge et de Magistrat.

Je continuerai d’exercer mon droit à la compensation pour ce que je crois être un mauvais verdict de la Cour Suprême, et je soumettrai tous les appels correspondants. Quand j’aurai obtenu ma compensation, mon acquittement, ma réhabilitation, j’aurai le temps de songer à ma volonté ou non d’y retourner. De toute manière, la vie continue et, comme l’a dit un philosophe grec il y a des siècles, vous ne pouvez pas deux fois croiser la même rivière.

RT: Merci beaucoup, M. Garzón.

Lien vers la transcription originale: http://rt.com/news/assange-lawyer-garzon-interview-789/

traduit depuis le web par willsummer

Stratfor sur la piste de l’Argentine en 2011: « la présidente appelle la prise de position anglaise sur les Malouines de la ‘stupidité’ « 

En passant

Publié par WikiLeaks le 16 août 2012

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Date 2011-06-19 12:30:54
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Rapporté par Ernesto Azarkevich, de Posadas: « Pour Christina, la position Anglaise sur les Malouines est une « stupidité » – Clarin.com
Vendredi 17 Juin 2011 21 h 31 47 GMT

Les Malouines, vues depuis l’orbite terrestre

Cristina Fernandez a dit qu’elle remplissait son rôle de « présidente de tous » (les Argentins) et elle a qualifié les remarques du premier ministre Britannique de  » arrogantes, médiocres et presque stupides ». Elle a aussi décrit le Royaume Uni comme un « pouvoir colonial lourdaud en état de déclin »

« Nous allons continuer de réclamer la souveraineté (sur les Malouines) et appeler au dialogue aux nations unies et dans toutes les réunions internationales. Nous allons les récupérer (les îles) en agissant légalement et pacifiquement » a t elle déclaré sur un ton passionné. Nous allons continuer sans relâche à réclamer la souveraineté et à les appeler à nous rencontrer pour des discussions », a t elle ajouté.

La Présidente est arrivée à Misiones à bord de l’avion présidentiel Tango 01 à 12h45 précises, et a pris part à une visioconférence avec le Gouverneur de San Juan Jose Luis Gioja pour inaugurer un établissement d’enseignement technique; et aussi avec la Ministre de l’Industrie, Debora Giorgi, qui était dans la ville de Eldorado, province de Misiones, où l’entreprise Brésilienne Dass développe sa plate forme d’assemblage de chaussures.

La visite de Cristina Fernandez, la huitième de sa présidence, a lieu juste 10 jours avant les élections provinciales, et est un signe de l’évident soutien de l’administration à l’actuel gouverneur de Missiones, le Kirchnerien Maurice Closs, qui concourt pour sa réélection.

Le prétexte de ce voyage était l’ouverture d’un théâtre musical au Centre Culturel de Posadas. Là, elle a écouté le Libertango de Piazzolla et a parlé avec le danseur Inaki Urlezaga, qui se produisait lors de la Première au théâtre.

Très tôt le matin, la police a affecté 800 agents au dispositif de sécurité, à cause de rumeurs persistantes de possibilités d’affrontements entre les supporters du Maire de Posadas, Orlando Franco, et de son principal rival, l’actuel ministre (provincial) du développement social, Joaquin Losada. Les deux sont engagés sous les couleurs du parti « Front du Renouveau » (pro gouvernemental) mais dans des tendances différentes.

Depuis la tribune, pendant son discours, le Gouverneur Gloss a appelé ses supporters « à rester calmes pendant cette phase finale de la campagne; nous devons aller dans chaque quartier huit fois, mais nous devons rester pacifiques comme nous l’avons toujours fait » Cet appel intervient après qu’un supporter du Front du Renouveau ait été tué dans une bagarre au couteau lors d’une manifestation politique le 25 Mai.

La Présidente était accompagnée de seulement quelques collaborateurs et elle est restée à Posadas une heure et demie, Habillée de noir, elle a offert des netbooks à des étudiants, des titres de propriété à des petits fermiers et 35 millions de pesos (8 551 184, 11 dollars US) pour subventionner le mate cultivé par des petits producteurs de la province.

Elle a consacré un paragraphe de son discours aux médias, disant: « Je ne veux pas pleurer aujourd’hui, ainsi ils ne pourront pas me traiter de « pleureuse ». Je ne vais pas leur faire ce plaisir. »,

Le gouvernement fédéral s’est également engagé à verser 180 millions de pesos (43 977 518,19 dollars US) pour une nouvelle usine de traitement de l’eau potable et un nouveau réseau d’eau pour la ville de Puerto Iguazu, une ville qui est une attraction touristique majeure,

(Description de la source: Buenos Aires Clarin.com en Espagnol-Version en ligne du quotidien de fort tirage (format tabloïd), appartenant au groupe de presse Clarin; généralement critique envers le Gouvernement; URL: hht://www,clarin,com)

Les articles de World News Connection sont généralement soumis à copyright de la source citée, La permission de l’utiliser peut être obtenue auprès du détenteur du copyright, Les demandes d’utilisation doivent être adressées à NTIS, Département US du Commerce,

NdT:

Posadas est la capitale de la province de Misiones, dans le nord du pays, sur les bords du fleuve Parana,
Le kirchnerisme fait référence à l’ancien Président Argentin Nestor Kirchner, époux de la Présidente actuelle, décédé en 2010.

La possession des îles Malouines (Falklands en anglais) est un sujet de conflit entre l’Argentine et le Royaume uni depuis quasiment leur découverte, En 1982, l’Argentine a tenté sans succès de récupérer ces îles par une action militaire (Guerre des Malouines), Depuis cette date, l’Argentine continue de revendiquer sa souveraineté sur ces îles (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/02/la-guerre-des-malouines-ou-trente-ans-de-conflit-irresolu_1678948_3222.html)

Lien vers l’article sur le forum WikiLeaks : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14316.0.html
Lien vers le mail sur WikiLeaks.org : http://wikileaks.org/gifiles/docs/737590_united-states-americas-president-says-uk-falkland-stance.html

traduit sur WikiLeaks par Irien

Abdou Bendjoudi : « Nous arracherons notre liberté et notre dignité »

En passant

Samedi 8 septembre 2012

 

Abdou Bendjoudi est un jeune militant associatif et défenseur des droits humains. Il active avec plusieurs associations et mouvements opposants, notamment le Mouvement de la Jeunesse Indépendante pour le Changement (MJIC) dont il est chargé de communication. Il est aussi un web activiste et blogueur, son blog, Le Club des Démocrates, est censuré en Algérie.

Le militant Abdou Bendjoudi

Ce 27 septembre, Abdou Bendjoudi passera en justice avec trois autres militants, Othmane Aouameur, membre du Réseau de Défense des libertés et de la dignité (RDLD), Yacine Zaïd, syndicaliste autonome et militant des droits humains et Lakhdar Bouzini, syndicaliste avec le Syndicat National autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP). Les autorités algériennes les ont traduits en justice pour « attroupement non armé« . L’affaire remonte à un rassemblement organisé en guise de soutien à un syndicaliste en grève de la faim et à lequel les quatre militants ont pris part.

Le Matindz : Après les élections législatives, plusieurs procès ont été engagés contre des militants des droits humains et des syndicalistes. Quelle est votre lecture sur cet acharnement ?

Abdou Bendjoudi : Cet acharnement était prévisible, le régime avait temporisé quelque temps pour que les procès des militants ne coïncident pas avec la présence des observateurs internationaux en Algérie… juste après le départ de ces derniers, il a actionné sa machine répressive (la justice) contre les syndicalistes, militants des droits de l’Homme, militants pour la démocratie, animateurs des foyers sociaux. Le régime attaque tout ce qui peut constituer une force vive qui mènera à bien ce changement que nous comptons arracher, avec tous les moyens pacifiques disponibles.

Votre procès avec 3 autres militants pour « attroupement non armé » prévu initialement pour le 19 juin, a été reporté et sans aucune raison au 27 septembre. Quelle issue prévoyez-vous à ce procès ? 

Le jour de notre procès, les dizaines d’activistes, citoyens et avocats présents au procès ont été étonnés de la façon avec laquelle la juge avait prononcé le report du procès de trois mois et demi sans donner la moindre explication, ce qui en dit long sur l’indépendance de cet appareil… Leur objectif était de nous perturber moralement, je crois que nous avons prouvé le contraire, de jour en jour, le régime se consume, et notre détermination grandit.

Pour l’issue à ce procès, sachez que tout est possible dans un Etat de non droit comme le nôtre, où les verdicts sont dictés par téléphone, mais la puissante mobilisation de tous les militants du MJIC en Algérie et à l’étranger, les organisations partenaires avec qui nous menons cette lutte sociale et politique contre le régime, les citoyens soucieux de l’avenir du pays, me laisse optimiste. Un grand syndicaliste qu’est Redouane Osmane disait qu’: »il n’y a que la lutte qui paye« , il a raison, et je rajoute il n’y que la lutte qui empêchera le retour aux assassinats politiques, et qui cessera ces harcèlements contre les citoyens militants pour une Algérie démocratique et sociale.

Vous avez appelé à un rassemblement devant la cour de Bab El Oued le jour du procès. Envisagez-vous d’autres actions ?

Effectivement, le MJIC avait appelé à la mobilisation citoyenne pour non seulement faire pression sur le régime et son appareil judiciaire, mais aussi pour dénoncer les harcèlements physiques et moraux que subissent les militants de toutes les organisations politiques, syndicales et de droits de l’Homme. Des camarades ont aussi initié une formidable compagne de solidarité à travers le monde, des pétitions lancées, nous avons saisi les grandes ONG internationales, le rapporteur spécial de l’ONU etc. La communauté internationale est au courant de ces harcèlements, j’espère seulement que l’intérêt humain primera sur l’intérêt économique cette fois-ci !

Le désengagement suite aux déceptions et la marginalisation a gagné la plupart des jeunes Algériens. Quel est à votre avis, le rôle de la jeunesse dans l’Algérie de demain ?

La réponse à cette question passe par une analyse socioéconomique, politique mais surtout une analyse anthropologique qui retracera tout le chemin miné qu’a parcouru notre peuple depuis son indépendance. Mais pour faire court, sachez qu’a chaque sortie de crise et depuis 50 ans, l’Algérien a été confronté à une nouvelle crise plus grave encore, d’une déception profonde après l’indépendance, à une dictature de l’incompétence, à une dictature médiocre, à l’intégrisme, à la décennie de terreur, au terrorisme d’Etat, et finalement à l’Etat policier qu’impose le chef d’Etat actuel, et la corruption qui gangrène tous les appareils de l’Etat. Aucun instant de répit depuis 50 ans! Imaginez-vous un peuple avec autant de résistance à la tyrannie ? Et qui se bat tous les jours ? Il manque à cette lutte, l’expression politique et citoyenne, nous y travaillons depuis des années malgré toutes les entraves, nous récolterons les fruits de ce travail dans l’avenir ! Le peuple est le faiseur du changement, sa jeunesse est sa force de frappe, nous arracherons notre liberté et notre dignité, même si ça coûtera nos vies.

Je tiens à profiter de l’occasion pour exprimer mon soutien à Abdelkader Kharba qui entame sa troisième semaine de grève de la faim, ainsi qu’aux membres de la Maison des Droits de l’Homme et du Citoyen Tizi-Ouzou, votre soutien nous honore.

 

Propos recueillis par  @Madjid_SERRAH

 

 

Lien original: http://paixetjustice.over-blog.com/article-abdou-bendjoudi-nous-arracherons-notre-liberte-et-notre-dignite-109862615.html

Le mythe de l’Iran isolé

En passant

Le mythe de l’Iran ‘isolé’, par Pepe Escobar sur TomDispatch.com, le 17/01/2012

 
26 Janvier 2012 Par Wolfram

Le mythe d’un Iran ‘isolé’

 

Note : cet article est la traduction de celui écrit par Pepe ESCOBAR sur TomDispatch le 17 janvier 2012. Je l’ai traduit avec sa permission. Voici le lien vers l’article original : http://www.tomdispatch.com/blog/175490/tomgram%3A_pepe_escobar%2C_sinking_the_petrodollar_in_the_persian_gulf

 

Suivre l’argent dans la crise iranienne

 

Commençons avec les lignes rouges. La voici, l’ultime ligne rouge de Washington, prise directement de la gueule du lion. Rien que la semaine dernière le Secrétaire à la Défense Leon Panetta disait des Iraniens, « Essayent-ils de développer une arme nucléaire ? Non. Mais nous savons qu’ils essayent de développer une capacité nucléaire. Et c’est ce qui nous inquiète. Et notre ligne rouge à l’Iran c’est ne développez pas une arme nucléaire. C’est une ligne rouge pour nous. »

 

Ce que c’est étrange, la manière dont ces lignes rouges continuent de reculer. Il était une fois, la ligne rouge pour Washington était « l’enrichissement » de l’uranium. Maintenant c’est de toute évidence une arme nucléaire qui peut être brandie. Souvenez-vous que, depuis 2005, le Guide Suprême iranien, Ayatollah Khamenei a insisté sur le fait que son pays ne cherche pas à construire une arme nucléaire. La plus récente National Intelligence Estimate(estimation stratégique nationale, ndt) sur l’Iran issue de la communauté de l’espionnage US a pareillement appuyé que l’Iran, en fait, ne développe pas d’arme nucléaire (à contrario de la capacité de nuisance d’en construire un jour).

 

Et s’il n’y avait pas de « ligne rouge », mais quelque chose de radicalement différent ? Appelez-là la ligne pétrodollar.

 

Ils banquent sur des sanctions ?

 

Commençons ici : en décembre 2011, imperméable aux graves conséquences pour l’économie mondiale, le Congrès étatsunien – sous toutes les pressions habituelles du lobby israélien (non qu’il en ait besoin) – a pondu un paquet de sanctions obligatoires à l’administration Obama (100 à 0 au Sénat et seulement 12 votes « contre » au Congrès). A partir de juin, les Etats-Unis devront sanctionner toutes les banques et entreprises de tierces nations échangeant avec la Banque Centrale iranienne, censé paralyser les ventes de pétrole du pays. (Le Congrès a permis quelques ‘exemptions’.)

 

La cible ultime ? Le changement de régime – quoi d’autre ? – à Téhéran. L’officiel étatsunien anonyme proverbial en avoua autant au Washington Post, et ce journal imprima son commentaire. (« Le but des sanctions US et autres contre l’Iran sont la chute du régime, dit un officiel supérieur étatsunien, offrant la plus claire indication à ce jour que l’administration Obama cherche au moins autant à déchoir le gouvernement iranien que de converser avec lui. ») Mais oups ! Le quotidien a dû ensuite réviser sa copie pour éliminer cette citation gênante et sur la cible. Sans doute que cette « ligne rouge » était trop proche de la vérité et trop embarrassante.

 

L’ancien directeur de l’Etat-Major Interarmes l’amiral Mike Mullen croyait que seul un événement monstre du genre choc-et-crainte, humiliant complètement la direction de Téhéran, amènerait le changement de régime – et il était loin d’être le seul. Des chantres d’actions allant des frappes aériennes à l’invasion (soit par les USA, Israël ou quelque combinaison des deux) ont fait florès dans le Washington néo-libéral. (Voir par exemple le rapport de 2009 de la Brookings Institution intitulé Which Path to Persia(Quel Chemin vers la Perse, ndt)).

 

Mais quiconque connaissant un tant soit peu l’Iran sait qu’une telle agression rallierait la population derrière Khamenei et la Garde Révolutionnaire. Dans ces circonstances, l’aversion profonde de beaucoup d’Iraniens pour la dictature militaire du « mollahtariat » importerait peu.

 

D’ailleurs, même l’opposition iranienne soutient un programme nucléaire pacifique. C’est une question de fierté nationale.

 

Les intellectuels iraniens, bien plus familiers avec les jeux perses d’écrans de fumée et de miroirs que les idéologues de Washington, minimisent tout scénario de guerre. Ils soulignent que le régime de Téhéran, adepte dans les arts perses de jeux d’ombres, n’a aucune intention de provoquer une attaque pouvant mener à sa destruction. De leur côté, à tort ou à raison, les stratèges de Téhéran pensent que Washington n’aura pas les moyens de lancer encore une autre guerre au Grand Moyen-Orient, surtout si elle peut mener à des dommages collatéraux titanesques pour l’économie mondiale.

 

Pendant ce temps, l’espoir de Washington qu’une volée de rudes sanctions aille faire reculer voire trébucher les Iraniens, prouvera peut-être n’être qu’une Chimère. L’analyse de Washington s’est focalisée sur une supposée méga-dévaluation désastreuse de la monnaie iranienne, le rial, face à de telles sanctions. Malheureusement pour les fans de l’effondrement iranien, le Professeur Djavad Salehi-Isfahani a décrit avec moult détails la portée à long terme de ce procédé, dont les économistes iraniens ont accueilli la venue. Après tout, il renforcera les exportations iraniennes non-pétrolières et stimulera l’industrie locale en compétition avec des importations chinoises à bas prix. En somme : un rial dévalué a en réalité de bonnes chances de réduire le chômage en Iran.

 

Plus connecté que Google

 

Bien que peu aux Etats-Unis aient remarqué (ou en France, ndt), l’Iran n’est pas exactement ‘isolé’, tant que Washington puisse le souhaiter. Le Premier Ministre pakistanais Yusuf Gilani est devenu un visiteur fréquent de Téhéran. Et il est un lapin de trois jours comparé au chef de la sécurité nationale de Russie Nikolai Patrushev, qui tout récemment avait averti les Israéliens de ne pas pousser les USA à attaquer l’Iran. Ajoutez l’allié US et Président afghan Hamid Karzaï. A une Loya Jirga (grand conseil) fin 2011, devant 2000 chefs tribaux, il affirmait que Kabul projetait de se rapprocher encore plus de Téhéran.

 

Sue ce crucial échiquier eurasien, le Pipelineistan, le gazoduc Iran-Pakistan (IP) – au grand désarroi de Washington – est maintenant un objectif. Le Pakistan a grandement besoin d’énergie et ses dirigeants ont clairement décidé qu’ils ne veulent plus attendre les calendes grecques pour que le sempiternel projet chéri de Washington – le pipeline Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-India (TAPI) – traverse le Talibanistan.

 

Même le Ministre des Affaires Etrangères turc Ahmet Davutoglu visita Téhéran récemment, bien que les relations de son pays avec l’Iran soient devenues de plus en plus tendues. Après tout, l’énergie dépasse les menaces dans la région. La Turquie membre de l’OTAN est déjà impliquée dans des opérations secrètes en Syrie, alliée avec des intégristes sunnites en Irak, et – dans un volte-face remarquable dans le sillage du Printemps Arabe – a échangé un axe Ankara-Damas-Téhéran pour un axe Ankara-Riyadh-Doha. Elle prévoit même d’accueillir des éléments du système de défense ballistique prévu de longue date par Washington, pointé vers l’Iran.

 

Tout ceci d’un pays doté d’une politique étrangère décrite par Davutoglu de « aucun problème avec nos voisins. » Toutefois, les besoins du Pipelineistan font battre la chamade. La Turquie se languit d’un accès aux ressources énergétiques iraniennes, et si du gaz naturel iranien doit un jour atteindre l’Europe – une chose qui appâte fortement les Européens – la Turquie sera le pays de transit privilégié. Les dirigeants turcs ont d’ores et déjà signalé leur rejet de toutes sanctions supplémentaires à l’encontre du pétrole iranien.

 

Et en parlant de relations, la semaine dernière il y eut ce spectaculaire coup de théâtre, la tournée latino-américaine du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. La droite de la droite US peut claironner au sujet d’un « axe du mal » Téhéran-Caracas – supposé promouvoir la « terreur » à travers l’Amérique Latine comme tremplin pour des attaques futures contre la superpuissance boréale – mais dans la vraie vie, une autre sorte de vérité rôde. Toutes ces années ples tard, Washington ne digère toujours pas la notion d’avoir perdu le contrôle, ou même son influence, sur ces deux puissances régionales où naguère elle exerçait une hégémonie impérialiste totale.

 

Ajoutez à cela le mur de méfiance qui n’a fait que se solidifier depuis la révolution islamique en Iran. Rajoutez encore une Amérique Latine nouvelle, presque entièrement souveraine poussant vers l’intégration non seulement via des gouvernements de gauche au Vénézuela, en Bolivie, en Équateur mais par le biais de puissances régionales comme le Brésil et l’Argentine. Mélangez et vous obtenez des séances photo de Mahmoud Ahmadinejad et le Président vénézuélien Hugo Chavez saluant le Président nicaraguayen Daniel Ortega.

 

Washington continue de vendre une vision du monde dans lequel l’Iran a été radicalement déconnecté. La porte-parole du Département d’État Victoria Nuland en est l’écho en disant, « l’Iran peut rester en isolement international ». Il s’avère, en fait, qu’elle doit vérifier ses données.

 

L’Iran ‘isolé’ a $4 millards en projets conjoints avec le Vénézuela dont, crucialement, une banque (comme avec l’Équateur ; il a des dizaines des projets prévus depuis la construction de centrales électriques à, encore, la banque). Ceci a mené la troupe « Israël d’abord » à Washington à vociférer que des sanctions soient assénées au Vénézuela. Seul problème : comment les USA payeraient-ils alors leurs importations vitales de pétrole vénézuélien ?

 

Beaucoup de foin fut fait dans la presse étatsunienne du fait qu’Ahmadinejad ne passa pas par le Brésil pendant sa virée à travers l’Amérique du Sud, mais Téhéran et Brasilia restent diplomatiquement synchrones. Quand il s’agit du dossier nucléaire en particulier, l’histoire du Brésil laisse ses dirigeants sympathisants. Après tout ce pays développa – puis abandonna – un programme d’armement nucléaire. En mai 2010, le Brésil et la Turquie négocièrent un accord d’échange sur l’uranium pour l’Iran qui eut pu nettoyer l’ardoise de l’imbroglio nucléaire USA/Iran. Il fut cependant immédiatement saboté par Washington. Membre clé des BRIC, le top club des économies émergentes, Brasilia est complètement opposée à la stratégie US de sanctions/embargo.

 

Donc l’Iran est peut-être ‘isolé’ des États-Unis et de l’Europe occidentale, mais depuis les BRIC aux NAM (les 120 pays du Mouvement des Non-Alignés), il a la majorité du Sud mondial de son côté. Et puis, bien sûr, il y a ces robustes alliés de Washington, le Japon et la Corée du Sud, demandant à présent des exemptions du boycott/embargo qui se profile contre la Banque Centrale iranienne.

 

Pas étonnant puisque ces sanctions unilatérales étatsuniennes ont également l’Asie pour cible. Après tout, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud ensemble achètent pas moins de 62% des exportations iraniennes de pétrole.

 

Avec une politesse toute asiatique, le Ministre des Finances japonais Jun Azumi fit savoir au Secrétaire du Trésor Timothy Geithner à quel point Washington suscite un problème pour Tokyo, qui compte sur l’Iran pour 10% de ses besoins pétroliers. Il plaide d’au moins « réduire » modestement cette part « dès que possible » de manière à obtenir une exemption de Washington de ces sanctions, mais n’en perdez pas vos nuits. La Corée du Sud a déjà annoncé qu’elle achètera 10% de ses besoins pétroliers de l’Iran en 2012.

 

Route de la soie ‘Nouvelle formule’

 

Plus important que tout, l’Iran se trouve être un élément essentiel de la sécurité nationale de la Chine, qui a déjà rejeté les dernières sanctions US sans ciller. Les Occidentaux tendent à oublier que le Royaume du Milieu et la Perse font des affaires depuis bien deux millénaires (les mots ‘Route de la Soie’ résonnent-ils quelque part?).

 

Les Chinois ont déjà décroché un juteux contrat pour l’exploitation du plus grand champ pétrolier iranien, Yadavaran. Il y a aussi la question de la livraison du pétrole iranien de la Mer Caspienne depuis l’Iran par un oléoduc s’étirant du Kazakhstan à la Chine occidentale. En fait, l’Iran fournit non moins de 15% du pétrole et du gaz naturel chinois. Il est désormais plus essentiel à la Chine, en termes d’énergie, que ne l’est la Maison des Saoud pour les USA, qui importent 11% de leur pétrole d’ Arabie Saoudite.

 

En réalité, la Chine peut devenir la grande gagnante des nouvelles sanctions de Washington, parce qu’elle sera en passe d’obtenir son pétrole et son gaz naturel à prix réduit comme les Iraniens deviennent toujours plus dépendants du marché chinois. En ce moment-même (17 janvier, ndt), les deux pays sont au milieu d’une négociation complexe sur la tarification du pétrole iranien, et les Chinois sont allés à augmenter la pression en diminuant légèrement leurs achats énergétiques. Mais tout ceci doit être terminé en mars, bien deux mois avant que la dernière fournée de sanctions US ne prennent effet, selon les experts de Beijing. Pour finir, les Chinois achèteront sans doute plus de gaz naturel iranien que de pétrole, mais l’Iran restera néanmoins son troisième fournisseur de pétrole, juste derrière l’Arabie Saoudite et l’Angola.

 

Pour ce qui est des effets des nouvelles sanctions sur la Chine, ne comptez pas dessus. Les entreprises chinoises en Iran construisent des voitures, des réseaux de fibres optiques, et étendent le métro de Téhéran. Les échanges bilatéraux s’élèvent à $30 milliards aujourd’hui et sont prévus d’atteindre $50 milliards en 2015. Les entreprises chinoises trouveront un moyen de contourner les soucis bancaires qu’imposent les nouvelles sanctions.

 

La Russie est, bien sûr, un autre soutien clé de l’Iran ‘isolé’. Elle s’est opposée à de plus fortes sanctions soit par l’ONU soit par le paquet avalisé par Washington qui cible la Banque Centrale iranienne. En fait, elle favorise un recul des sanctions de l’ONU existantes et a également travaillé sur un plan alternatif qui, du moins en théorie, peut mener à un accord nucléaire acceptable par tous, sans perte de face.

 

Sur le front nucléaire, Téhéran a exprimé une volonté de s’aligner avec Washington sur les bases du plan suggéré par le Brésil et la Turquie que Washington envoya par le fond en 2010. Depuis qu’il est désormais tellement plus clair que, pour Washington – certainement pour le Congrès – la question nucléaire est secondaire au changement de régime, toute nouvelle négociation est sûre de s’avérer extrêmement douloureuse.

 

Ceci est d’autant plus vrai maintenant que les dirigeants de l’Union Européenne sont parvenus à s’extraire d’une future table de négociations en se tirant une balle dans leurs pieds chaussés par Ferragamo. De manière habituelle, ils ont timidement suivi Washington en appliquant un embargo pétrolier iranien. Comme a dit un officiel supérieur de l’UE au Président du Conseil National Iranien Américain Trita Parsi, et comme des diplomates UE m’ont affirmé en termes équivoques, ils craignent que ceci puisse être la dernière étape avant une guerre ouverte.

 

Pendant ce temps, une équipe de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (IAEA) vient juste de visiter l’Iran. L’IAEA supervise toute chose nucléaire en Iran dont son nouveau site d’enrichissement de l’uranium à Fordow, près de la ville sainte de Qôm et dont la production commence à plein en juin. L’IAEA est formel : il n’y a pas de construction de bombe. Malgré cela, Washington (et les Israéliens) continuent d’agir comme si ce n’est qu’une question de temps – et pas beaucoup, de surcroît.

 

Suivez l’argent

 

Ce thème de l’isolation iranienne se réduit comme peau de chagrin lorsque l’on apprend que le pays abandonne le dollar dans ces échanges avec la Russie pour des rials et des roubles – un geste similaire à ceux déjà accomplis dans ses échanges avec la Chine et le Japon. Pour l’Inde, une locomotive économique du voisinage, ses dirigeants refusent eux aussi de cesser d’acheter du pétrole iranien, une fourniture qui, sur le long terme, a autant peu de chances de se monnayer en dollars. L’Inde utilise déjà le yuan avec la Chine, tout comme la Russie et la Chine font des affaires en yuan et en roubles depuis plus d’un an, et que le Japon et la Chine promeuvent les échanges directs en yen et en yuan. En ce qui concerne l’Iran et la Chine, tous les investissements commerciaux et conjoints seront dorénavant libellés en yuan et en rial.

 

Traduction, s’il en était besoin : dans l’avenir proche, avec les Européens hors du paysage, quasiment aucun pétrole iranien ne sera négocié en dollar.

 

De plus, trois nations du BRIC (Russie, Inde et Chine) alliées de l’Iran sont détenteurs (et producteurs) majeurs d’or. Leurs liens commerciaux complexes ne seront pas affectés par les fantaisies d’un Congrès US. En fait, quand le monde qui se développe regarde la crise profonde de l’Ouest Atlanticiste, ce qu’ils voient c’est la dette colossale étatsunienne, la Fed imprimant l’argent comme s’il n’y avait plus de lendemain, beaucoup de « réductions à la marge », et bien sûr l’Eurozone qui tremble jusqu’à ses fondations.

 

Suivez l’argent. Laissez de côté, pour l’instant, les nouvelles sanctions à l’encontre de la Banque Centrale iranienne qui ne prendront effet que dans plusieurs mois, ignorez les menaces iraniennes de fermer le détroit d’Hormuz (particulièrement hasardeux puisque c’est le passage principal par lequel l’Iran amène son propre pétrole sur le marché), et peut-être qu’une raison clé pour laquelle la tension monte dans le Golfe Persique inclut cette volonté de torpiller le pétrodollar comme la monnaie commerciale à-tout-faire globale.

 

Elle est menée par l’Iran et est sûre de se traduire en un Washington anxieux, affrontant non seulement une puissance régionale, mais ses rivaux stratégiques la Chine et la Russie. Pas surprenant que tous ces porte-avions soient en route pour le Golfe Persique en ce moment-même, bien que ce soit un duel des plus étranges – un cas d’une puissance militaire face à la puissance économique.

 

Dans ce contexte, il est bon de se souvenir qu’en septembre 2000 Saddam Hussein abandonna le pétrodollar comme monnaie de paiement du pétrole irakien, et passa à l’euro. En mars 2003, l’Irak fut envahi et le changement de régime inévitable en résulta. Muammar Qaddafi de Libye proposa un dinar-or à la fois comme monnaie commune africaine et comme moyen de paiement pour les ressources énergétiques de son pays. Une autre intervention et un autre changement de régime s’ensuivirent.

 

Washington/OTAN/Tel Aviv, par contre, offrent un autre récit. Les « menaces » de l’Iran sont au cœur de la crise actuelle, même si celles-ci sont en réalité ses réactions à la guerre cachée US/israélienne et, en plus maintenant, une guerre économique. Ce sont ces « menaces », selon ce récit, qui poussent les prix du pétrole à la hausse et alimentent donc la récession actuelle, plutôt que le capitalisme de casino de Wall Street ou les énormes dettes étatsuniennes ou européennes. La crème du 1% n’a que faire des prix élevés de l’essence, tant que l’Iran reste là pour être le punching-ball de l’ire populaire.

 

Comme l’expert en énergie Michael Klare souligna récemment, nous sommes maintenant dans une ère géo-énergétique sûre d’être hautement turbulente dans le Golfe Persique et ailleurs. Mais considérez également 2012 comme l’année de début d’une possible massive défection du dollar comme monnaie de réserve internationale. Comme la perception est en vérité une réalité, imaginez le monde réel – surtout le Grand Sud – faisant les maths nécessaires et, petit à petit, commençant à faire des affaires dans leurs propres monnaies et investissant toujours moins de toute épargne en Bons du Trésor US.

 

Bien sûr, les USA peuvent toujours compter sur le Conseil de Coopération du Golfe (GCC) – Arabie Saoudite, Qatar, Oman, Bahrain, Koweït et Émirats Arabes Unis – que je préfère nommer le Gulf Counterrevolution Club (GCC, club contre-révolutionnaire du Golfe, ndt) (regardez leurs performances pendant les révolutions du Printemps Arabe). À toutes les fins géostratégiques pratiques les monarchies du Golfe sont une satrapie US. Leur promesse pluri-décennale de n’utiliser que le pétrodollar les transforme en accessoires de la projection de puissance du Pentagone à travers le Moyen-Orient. Centcom, après tout, est logé au Qatar ; la cinquième flotte US est stationnée au Bahrain. En fait, dans les terres immensément riches en énergie que nous pourrions appeler le Grand Pipelineistan – et que le Pentagone appelait « l’arc d’instabilité » – s’étendant à travers l’Iran jusqu’en Asie centrale, le GCC reste une clé d’une idée fléchissante d’hégémonie US.

 

Si ceci était une réécriture économique de l’histoire d’Edgar Allan Poe, « Le Puits et le Pendule », l’Iran ne serait qu’un rouage d’une machine infernale déchiquetant lentement le dollar comme monnaie de réserve mondiale. Pour autant, c’est le rouage sur lequel se focalise Washington. Ils ont le changement de régime en tête. Tout ce qu’il faut c’est une étincelle pour démarrer l’incendie (dans – l’un s’empresse d’ajouter – toutes sortes de directions qui sont sûres de prendre Washington hors garde).

 

Souvenez-vous d’Operation Northwoods, ce plan de 1962 pondu par les chefs d’état-major pour commettre des actes de terrorisme sur le territoire US et d’en accuser le Cuba de Fidel Castro (le Président Kennedy rejeta cette idée aussi sec). Ou souvenez-vous de l’incident du Golfe de Tonkin en 1964, instrumentalisé par le Président Lyndon Johnson comme justification pour intensifier la guerre du Vietnam. Les USA avaient accusé des navettes-torpilles Nord-Vietnamiennes d’attaques non-provoquées sur des navires US. Plus tard il se révéla qu’une de ces attaques n’avait jamais eu lieu et que le président avait menti.

 

Ce n’est pas de la science-fiction que d’imaginer des analystes fanatisés de « Dominance à Spectre Global » à l’intérieur du Pentagone menant un incident sous faux drapeau dans le Golfe Persique à une attaque contre l’Iran (ou simplement en pressurant l’Iran à l’erreur de calcul fatale). Considérez également la toute nouvelle stratégie militaire US tout juste dévoilée par le président Obama dans laquelle le centre de l’attention de Washington migre de deux échecs de guerres terrestres dans le grand Moyen-Orient vers le Pacifique (et la Chine). L’Iran se trouve être pile au milieu, en Asie du Sud-Ouest, avec tout ce pétrole voguant vers un Royaume du Milieu vorace en énergie sur des eaux gardées par l’US Navy.

 

Alors oui, ce psychodrame plus-grand-que-nature que nous appelons « l’Iran » peut s’avérer être autant à propos de la Chine et le dollar US qu’à propos des politiques du Golfe Persique ou la bombe inexistante de l’Iran. La question est : quelle bête immonde, son heure enfin venue, se traîne vers Beijing pour y naître ?